Le dieu Bonheur (+ Greffes)

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Presse

Dates

  • Les 10 et 11 mai 2016 au CCAM Vandoeuvre-lès-Nancy au Festival Musique Action
  • Du 05 au 07 mai 2015 au Théâtre des Bernardines - Marseille
  • Du 7 au 11 Avril 2015 au Théâtre Dijon Bourgogne- CDN de Dijon
  • Du 22 janvier au 1er février 2015 à L’échangeur-Bagnolet
  • Création les 23, 24 et 25 octobre 2014 à la Fonderie – Le Mans
  • Du 21 septembre au 22 octobre 2014 : Résidence à La Fonderie-Le Mans
  •  Du 21 janvier au 15 février 2014 : Résidence à la Fonderie-Le Mans
  • Octobre 2013 : Résidence de scénographie à la Quincaillerie - Les Laumes-Alesia.

 

 

 

Crédits

Textes : Heiner Müller et Bertold Brecht
Traduction: Francine Maier Schaeffer, Jean-Louis Backès
Mise en scène, scénographie, musique
: Alexis Forestier

Interprétation et arrangement : Aude Romary
Avec : Jean-François Favreau, Alexis Forestier, Barnabé Perrotey, Aude Romary, Cécile Saint-Paul

Création sonore : Alexis Auffray et Jean-François Thomelin
Complicité musicale :
Franck Vigroux
Lumière :
Eric Vergne

Administration et production : Céline Bouteloup
Production : compagnie les endimanchés
Coproduction : Théâtre des Bernardines de Marseille, CCAM de Vandoeuvre-lès-Nancy,

Coréalisation : La Fonderie - Le Mans, L’échangeur - Bagnolet en partenariat avec le Nouveau Théâtre / CDN de Montreuil
Avec l’aide : d’ARCADI Ile-de-France/ dispositif d’accompagnement et de l’ADAMI

La compagnie les endimanchés est conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Ile-de-France et soutenue par le Conseil Général des Hauts de Seine.

« La musique qui lui convient est le cri de Marsyas qui fait sauter les cordes de la lyre sous les doigts du bourreau divin. »

Apparue dans un texte inachevé de Bertolt Brecht, explosée puis réanimée de ses débris par Heiner Müller, la figure du dieu bonheur est une figure hors d'âge, réveillée par un bruit inaccoutumé venant de la terre. Echoué parmi les vivants, le Dieu bonheur découvre une terre dévastée par la guerre et la misère. Ce dieu impuissant et déboussolé, ballotté par les événements, croise des paysans, des soldats morts, des travailleurs alliénés, des mendiants, des enfants, et tous interrogent sa présence, ses vertus ou qualités. Tous n'y voient qu'une forme vide, instable, inadéquate, les obligeant à se remettre en mouvement, à transformer leur propre regard, maintenus qu'ils sont dans l'illusion que «le vieux désir pourrait à nouveau mener la danse.».

La langue de Müller a une santé de fer si l'on peut dire au regard de ce qu'elle a traversé de ruines, désastres, déconvenues et pour avoir été le témoin infatigable de cette catastrophe ininterrompue de l'histoire dont elle est issue. Mais elle ne cherche pas à rassembler ce qui a été démembré, elle insiste au contraire et laisse entendre cette difficulté à ré-organiser une vision du monde. Elle continue inlassablement de chercher ce que commun veut dire, ce qu'est «le nouveau pour les oreilles et les yeux» et sans aucun doute ne fréquente les ruines que «par amour des chemins qui les traversent». Elle se maintient dans ce moment suspendu qu'est celui de l'attente de l'histoire. Elle ouvre les brèches par où l'histoire vient à la rencontre de celui qui la regarde. Sans pour autant affirmer qu'elle soit le signe anticipatif des catastrophes à venir, elle en présuppose la venue, en est en quelque sorte un point de vigie et par là même une sorte d'injonction à maintenir notre présent sur le qui-vive...

Les greffes

La compagnie les endimanchés adjoint à la pièce du Dieu Bonheur, telle qu’elle a été publiée aux éditions de minuit, trois antichambres ou « chambres du temps » composées de fragments des « Voyages d'un Dieu du Bonheur » de Bertolt Brecht et des divers brouillons de Heiner Müller.