Chemin de fer
Création 2021 au Théâtre Dijon Bourgogne

Dates

  • Du 4 au 15 janvier 2021 : Résidence de recherche et d’écriture textuelle à La Quincaillerie / Venarey-Les Laumes
  • Du 05 avril au 16 avril 2021 : Résidence de recherche sonore à La Quincaillerie/ Venarey-Les Laumes
  • Du 8 au 19 juin 2021 : Résidence au plateau à la Quincaillerie-Les Laumes
  • Du 27 au 03 octobre 2021 : Semaine  de construction à la Quincaillerie-Les Laumes
  • Du 04 au 31 octobre 2021 : Résidence de création au Château de Monthelon
  • Du 08 au 15 novembre 2021 : Résidence de création au Théâtre Dijon Bourgogne - CDN
  • Création le 16 novembre 2021  au Théâtre Dijon Bourgogne - CDN / 20H
  • Les 17 et 18 novembre à 20H et  19 novembre à 18H30  : Représentations au Théâtre Dijon Bourgogne - CDN
  • Les 24 nombre à 19H et 25 novembre à 20H  : Représentations au 2 scènes - Scène nationale de Besançon
  • (Tournée 2021 - 2022 en construction)

Chemin de fer est un projet que nous souhaitons articuler autour de la question du rail, des mondes et des luttes qui l’ont accompagné, et l’accompagnent encore.

Nous souhaitons mener une recherche sur le monde ferroviaire et la «révolution industrielle» en d'autres termes sur le basculement d'une société à dominante agraire et artisanale vers une société commerciale et industrielle et dont le boom ferroviaire des années 1840 est un des principaux agents.

Le XIXe siècle : le Grand Siècle des chemins de fer. Le chemin de fer : le grand genre du XIXe siècle, comme la tragédie fut celui du XVIIe.

A la place prise naguère par le train dans le monde matériel correspond une transformation profonde qui a affecté la vie humaine sous ses aspects les moins matériels. Le problème ainsi soulevé a sans doute, un jour ou l'autre, tourmenté ceux pour qui la civilisation ne saurait avoir pour seule fonction de faciliter l'accomplissement de certains gestes ou de certains actes indispensables à l'homme, tel le déplacement des personnes et des marchandises.

Le peuple des villes et des campagnes a non seulement vu le train, mais l'a aussitôt utilisé à ses propres fins et besoins. C'est ainsi que le chemin de fer a contribué à apporter à l'homme la sensation et la notion de vitesse et par voie de conséquence a induit une vision dynamique du monde ; la littérature a tenté de traduire avec un souci d'observation, de précision et de transmission sans limite cette vision nouvelle , donnant lieu à des œuvres poétiques ou littéraires foisonnantes.

Transformant la perception et le rythme de la vision, le train transformait non moins profondément ce qu'il donnait à voir. Dans les nombreux endroits où le chemin de fer s'est installé, la nature a cessé d'offrir le même spectacle et des lieux jusqu'à lors peu fréquentés sont subitement devenus objets du regard, objets de curiosité, parce que désormais plus faciles à atteindre ; ... Non content de marquer de son empreinte les paysages anciens, d'être l'avant-garde de l'architecture et de l'industrie modernes dans les campagnes, le train a créé des paysages à lui seul, et partant, a favorisé une certaine emprise du regard. A l'arrivée des lignes importantes, aux points de jonction, il a fallu établir des services d'entretien, des remises de matériel, des gares de triage et des stations de réparation, instituer ainsi des ensembles qui participent moins du paysage environnant que d'un nouveau monde.

L'influence économique du chemin de fer est évidente et correspond au but premier de son invention et de son exploitation. Cette fonction économique du train a eu pou conséquence un rôle politique incontestable. Le chemin de fer s'est révélé le meilleur instrument de centralisation qui puisse être. Aujourd'hui encore cette influence et son impact sur l'économie mondiale, sur les flux financiers, sur une certaine logistique à l'échelle planétaire, conditionne certains choix des gouvernements qui pourraient être rangés au rang des projets nuisibles pour ne pas dire qu'ils participent parfois d'un certain désastre environnemental ; ils suscitent dans certains cas des résistances et luttes territoriales de longue haleine, opposées à la destruction de paysages.

Devant la nécessité de prendre en considération l'existence du chemin de fer, la littérature, nous dit Marc Baroli a « ouvert vis à vis de celui-ci un procès ou plutôt un double procès qu'elle n'a jamais clôt ou du moins qu'aucun jugement définitif n'est venu clore sans appel. »

Crédits

Conception : Alexis Forestier et Itto Mehdaoui
Mise en scène : Alexis Forestier

Avec Jean-François Favreau, Alexis Forestier, Christophe Lenté et Itto Mehdaoui

Création musicale : Alexis Forestier, Christophe Lenté, Itto Mehdaoui, Vincent Lengaigne
Lumières  : Johanna Thomas
Régie son : Vincent Lengaigne

Écriture et montage des textes : Alexis Forestier, Itto Mehdaoui

Administration : Antoine Lenoble
Diffusion : Charlotte Kaminski

Production : Cie les endimanchés
Coproduction : Théâtre Dijon Bourgogne – CDN / Les 2 scènes – Scène nationale de Besançon

Avec l'aide à la production du conseil régional de la région Bourgogne - Franche-Comté.

Avec les soutiens de la Quincaillerie - Venarey-les-Laumes et du Château de Monthelon.

La cie les endimanchés est conventionnée par le ministère de la culture - DRAC Bourgogne - Franche-Comté et soutenu par le département de la  Côte d'Or